François Blocquaux

NI CO² TINE

Le gaz carbonique et la nicotine.

Celle-ci jaunit les phalanges qui serrent le mégot. Celui-là est invisible mais tout aussi perfide.

Celle-ci troue les poumons. Celui-là, la couche d’ozone.

L’Etat joue la contrainte financière – l’augmentation régulières des paquets de blondes et de brunes, les 17€ la tonne du gaz maléfique, à venir dans les prochains mois – pour freiner la consommation de l’herbe à Nicot et celle des produits responsables des émissions de CO².

Seul un stimulus négatif , à savoir « Je vais y perdre si je ne change pas » est en mesure de modifier les comportements et d’amener les citoyens à opérer des choix supposés bénéfiques pour eux-même et la collectivité.

Tolle général : « Rendez-nous l’argent que vous prélevez ! ». De subtiles compensations sont envisagées pour rendre cette nouvelle ponction indolore, en redistribuant de la main gauche ce que la droite ( la main, bien sûr !) a subtilisé.

S’esquisse dès maintenant une révolte orchestrée par les buralistes, qui vont, ralliant à leur cause  les addicts à la fumée, réclamer un remboursement personnalisé, au sou le sou, des hausses incessantes dont sont victimes les tiroirs-caisses et les poches des fumeurs,sachant que la consommation de cigarettes est notablement plus élevée chez les populations en situation difficile ( chômeurs, déprimés, traders, …) .

Toujours en quête de nouveaux filons aurifères, les Finances envisagent la création d’un « impôt Nicot », frappant les sociétés fabriquant des patchs et autres dispositifs qui vous dégoutent d’en griller une, qui sera affecté à un Fonds de soutien des entreprises produisant des cendriers.

Ce ne serait qu’équité.

LE PETIT BOUT DE LA LORGNETTE

Pourquoi se précipiter, ne pas attendre que le mélange ait décanté et la brume matinale dissipée ?

En Corée, un nouveau né est présenté à l’entourage 100 jours après la naissance, survivance d’une période où la mortalité infantile était forte et où l’enfant n’était « officialisé » qu’après ce laps de temps.

Que ne fait-on de même après une élection majeure, notamment une présidentielle ?

Prenez Obama.

Les articles de la presse écrite ou parlée, au moment de ses premiers pas sur le parquet, le carrelage et la moquette de la Maison Blanche, sont à classer dans la catégorie dithyrambe, éloge et ode au vainqueur.

Las ! Sur la scène, n’ont pas tardé à entrer des personnages et des lieux familiers : Guantanamo et son imbroglio juridique, les rudes montagnes afghanes, les véhicules iraniens propulsés à l’explosif, les biceps des shérifs, le coupe-gorge de Wall Sreet, les bailleurs de fonds de la campagne électorale venant réclamer leur livre de chair. Tous les os politiques ne sont pas solubles dans un can de Budweiser.

 Quel journaliste aurait osé, il y a quelques mois, mettre un bémol à cette louangeuse partition et contrebalancer l’optimisme que ce résultat électoral laissait augurer par les pesanteurs américaines et les lignes de forces de cette société complexe ?

 Aucune remise en perspective. Du brut de décoffrage. De la chronique à la va-vite, sans recul.

Voilà donc des ouvrages à placer au chevet des gens de presse, toujours pressés.

Le vieux Gide, d’abord, avec Voyage au Congo et Retour du Tchad. Bel exemple d’enquête au long cours sur le terrain, de lucidité impitoyable, d’alacrité dans la formulation, à rebrousse poil des idées prêtes-à-porter.

Plus près de nous, Pierre Ryckmans, alias Simon Leys : Les habits neufs du Président Mao et Ombres chinoises.

Combien d’hommes politique et de journalistes ont émis des jugements définitifs et enamourés sur cette terrible période de l’histoire chinoise en ignorant à peu près tout de la réalité de la situation, incapables de déchiffrer un idéogramme, et se laissant, tels des impotents, guider dans des visites au parcours imposé ?

Enfin, l’épisode narré par François Bizot ( Le Portail, La Table Ronde) : le grand reporter Lacouture, lors d’un dîner à Phnom Penh en 1975, balayant d’une dédaigneux revers de main, le témoignage d’un « local » puisqu’il ne cadrait pas avec l’orthodoxie en vogue.

L’aveuglement volontaire n’a pas d’âge.

La balade berlinoise

Ainsi font, font, font trois médailles et puis s’en vont ! (Air connu )

Qui échappe à la notation et à la cotation et, en ces temps de disette, au ” Combien ça coûte ?” ?Ni les grandes écoles, ni les universités, ni les hôpitaux, ni les villes, ni les tremblements de terre, ni les députés européens,…
Alors, pourquoi pas les équipes d’athlétisme, qu’il importe de mesure à une autre aune que celle des médailles obtenues et de leur placage.
Le poids des trois breloques obtenues n’a certes pas entraîné le paiement d’un supplément de bagages lors du retour en avion.
Mais, quid du rapport qualité/prix d’une telle expédition ?
Quel chroniqueur sportivo-économique donnera des informations sur le prix de ce déplacement outre-Rhin ( frais de transport, d’hébergement,…), le nombre d’athlètes, l’effectif de l’encadrement, la durée du séjour, et , en contrepartie, les dotations et recettes diverses, enfin toutes les données chiffrées permettant au citoyen moyen de se faire une idée sur le montant de l’argent public ainsi dépensé.
Je n’aurai pas la cruauté de demander que le ratio nombre de médailles( chacune affectée d’un coefficient) / coût de l’opération divulgué.
La culture du résultat, c’est aussi ça.

PLUIE DE MEDAILLES D’OR !!

source www.elysee.fr

source www.elysee.fr

L’averse ne vient pas de BERLIN ;

Et pourtant !

Avec un membre de l’équipe dénommé Pognon, ça laissait bien augurer d’une ample moisson.

Hélas, le susdit n’est pas la poule aux oeufs d’or et ne s’est guère envolé sur le tartan.

La récolte s’effectue sur d’autres terrains que les pistes.

L’OCDE, équivalent du CIO pour l’économie, nous attribue deux de ces fameuses médailles.

De tous les pays riches, nous sommes ceux qui passent le plus de temps attablés, la serviette au cou: 130 minutes quotidiennement, alors que les anglais expédient leur pitance en 80 minutes.

Pour le temps passé au lit, la même distinction récompense les 8 heures 50 par jour que nous y passons.  Battus les espagnols !

Troisième et dernière médaille, elle aussi aurifiée, consacrant le temps de travail annuel.

UBS, la banque qui ne garde pas au secret ses études économiques, souligne que parmi 73 villes analysées, LYON ( 1582 heures ) et PARIS ( 1594 heures ) sont les endroits où l’on travaille le moins longtemps.

Enfoncés les  besogneux coréens qui alignent 2312 heures.

Cocorico !

Le Monde et les offres d’emploi des collectivités territoriales

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source Agoravox.fr

Qui émiettera le mille-feuilles administratif français et débrouillera l’empilement et l’enchevêtrement des compétences des multiples échelons ?

A la base, les 36000 communes, puis les syndicats intercommunaux, puis les cantons, puis les arrondissements,  puis les départements, puis les régions, puis l’Etat, puis l’Europe, puis les traités internationaux. Peut-être ai-je sauté quelques étages de cette Babel ?

Autant de prés carrés, de fiefs, de baronnies, de Clochemerle, de mandats cumulés, de rivalités picrocholines ( Metz/Nancy, Nantes/St-Nazaire,Charleville-Mézières/Sedan, et le plus souvent dans territoires industriellement dévastés ), de Septimanies voulues par un potentat maniaque,  de rentes, de clientèles d’obligés, de « Passe-moi le sel, je te passerai le poivre »,d’hôtels ***** abritant des assemblées flanquées de services pléthoriques aux fiscalités dévorantes.

Le Monde et Télérama se sont fait une sorte d’exclusivité des offres d’emploi émanant de cette galaxie de collectivités territoriales.

Pour Le Monde, cette source de recettes est plus tolérable que celle qui provient de pages de publicité achetées par certains annonceurs pour vanter, dans une prose nombriliste, l’exemplarité de leurs « produits ». 

Dans l’édition du 4 août, une offre s’étale au milieu de la page.
Grenoble-Alpes Métropole recrute un directeur du pilotage de la performance.
Surface du texte : 17 x 16 cm = 272 cm², soit 1/3 de la page.

La femme, ou l’homme, s’occupera de 26 communes, regroupant 400.000 habitants, sur le bien-être et le sort desquels se penchent déjà 800 agents.

Ratio : 1 agent pour 500 citoyens. Les Grenoblois sont pris dans les mailles serrées d’un filet. Souriez, vous êtes suivis !

Le cadre posé, quel sera le boulot de ce « pilote de la performance » à rang directorial ?

L’interminable énumération des missions et responsabilités laisse pantois. Les administrateurs de L’Oréal, de Sony, de Gasprom ou de Mittal n’en demanderaient pas plus à leur futur Directeur Gal.

A croire que le cabinet de recrutement a recopié la table des matières d’un manuel de management.

Qui est « Wanted » ? Un individu au Q.I einsteinien, doublé d’un insomniaque, dopé aux épinards comme Popeye ou à la potion magique dont Goscinny et Uderzo ont gardé le secret.

Sous 11 paragraphes, en petits caractères, la litanie s’égrène : développer, piloter ( 4 fois cité), assurer, organiser, préparer, fixer, élaborer et, pour finir, rendre compte, sachant qu’au-dessus de ce fonctionnaire siège un directeur-général adjoint, ce qui implique, dans les strates supérieures, un directeur général et, cerise sur le gâteau, un Président.

A ces altitude, l’oxygène se fait rare. Divagations et délires assurés, même pour un montagnard grenoblois.

Dans cette lévitation hors du temps, de l’espace et des réalités, aucune indication sur le montant de la rémunération, sauf par la bande et de manière indécryptable pour un non-initié : le statut sera celui d’une administrateur titulaire ou contractuel. Motus sur un éventuell bonus.

Soyons beau joueur : « Bienvenue dans le poste de pilotage, Monsieur le Directeur ! Le steward a demandé aux passagers de conserver leur ceinture bouclée. Des turbulences sont prévues. »

Joseph Bara, Guy Môquet, Robespierre et Nicolas Sarkozy

Le parallèle entre le jeune tambour Bara qui, selon l’imagerie populaire, périt, âgé de 14 ans, en 1779 sous les coups des Vendéens pour avoir crié : «  Vive la République ! » aux lieu et place de « Vive le Roi ! » et Guy Moquet fusillé à 17 ans, en 1941, au motif qu’il était « communiste », saute aux yeux.

 Le même héroïsme juvénile, la même volonté d’engagement sans calculs, le même mépris de la mort dès lors qu’est en jeu l’essentiel, qui ne tolère aucune compromission.

L’un et l’autre ont une rue à Paris.

Bara, le révolutionnaire, dans le bourgeois VIème arrondissement. La voie relie la rue N.D.- des-Champs et la rue d’Assas. Ce Louis, chevalier d’Assas, capitaine au régiment d’Auvergne, est de bonne fréquentation. N’est-il pas mort héroïquement lors de la Guerre de Sept Ans, en 1760, sous les coups des Anglo-Hanovriens, en alertant ses troupes aux cris de : « A moi, Auvergne, ce sont les ennemis ! » ?

Pour Môquet, l’arrondissement est plus populaire, ethnique et gouailleur : le XVIIIème. La rue butte d’un côté sur l’avenue de Clichy et de l’autre sur l’avenue de St-Ouen.

Un plus cependant pour lui : une station de métro dans le même quartier. Bara n’a pas eu cet honneur posthume.

Côté iconographie,  un timbre à l’effigie de Môquet, valeur faciale O,54 €, gravé par Beaujard, mis en circulation en 2007.

Barra

Weerts,La mort de barramoreau vautier_barra 

 

 

 

Pour Bara, quelques peintres – David, Weerts, Moreau-Vauthier – se saisirent de leurs pinceaux, dans des veines diverses : David, c’est un Bara complétement nu, sans blessure, étendu sur le flanc gauche, les cheveux noirs, longs et bouclés, vaguement hermaphrodite, sur un fond neutre ; Weerts, un combattant, dans le feu de l’action, affrontant un Chouan armé d’une faux, alors qu’un autre l’attaque de dos, avec une pique, un cheval cabré en second plan ; Moreau-Vauthier, un Bara très « dormeur du Val », étendu sur le dos, dans une flaque de sang, à côté de son tambour.

 Un flottement identique autour de leur nom de famille.

Môquet, Mocquet ? Les deux orthographes se trouvent. Parmis les quatre dédicataires du poème La Rose et le Réséda d’Aragon, Guy Mocquet figure aux côtés de Gabriel Péri, d’Estienne d’Orves et Gilbert Dru.

Bara : avec un « R » ou deux « R » ? Selon les documents, l’orthographe varie et le Larousse des noms propres admet les deux.

Deux poètes, Chénier et Aragon, ont immortalisé ces deux jeunes.

Sur une musique de Méhul, le Chant du Départ, de Chénier, met dans la bouche d’un enfant ce vers : «  De Barra, de Viala, le sort nous fait envie ».

La postérité littéraire, pour Aragon, à la gloire de celui qui croyait au ciel et de celui qui n’y croyait pas prend la forme d’une dédicace à quatre illustres résistants, dont Môquet.

Mais alors, Robespierre et Sarkozy ?

Suscitant débats et controverses, le Président a demandé que la dernière lettre que Guy Môquet écrivit à sa « petite maman adorée », à son « petit frère adoré » et à son « papa aimé » peu de temps avant de passer devant le peloton  d’exécution, soit lue et commentée dans les écoles de France et de Navarre, des DOM/TOM et autres Terres australes.

Ces quelques lignes, d’une sage écriture sur papier quadrillé, aussi émouvantes dans la simplicité de leur graphie  que les pages du Journal d’Anne Franck, rejoindront de la sorte notre Panthéon littéraire.

Robespierre voulut, aussi, faire de Bara une icône et un exemple.

La lecture du catalogue d’un libraire spécialisé dans les ventes d’autographes révèle que  l’Incorruptible, tel qu’en atteste un document rédigé de sa main, décida, le 8 nivôse, que «  la Convention décernera les honneurs du Panthéon au jeune Bara et que David sera chargé de donner tous les soins à l’embellissement de cette fête nationale. »

Enfin «  Le portrait du jeune Bara sera placé dans toutes les écoles primaires. »

La signature suit.

Mais, les deux lignes qui composent cette dernière phrase sont doublement raturées : d’un trait horizontal et en diagonale.

Un décret de la Convention reprit l’ensemble de ces dispositions : le Panthéon, David dans le rôle du peintre, ainsi que l’affichage de la reproduction de ce tableau, aux frais de l’Etat, dans les écoles.

Las !

L’Histoire et la petite histoire changèrent la donne.

Le 9 thermidor et la chute de Robespierre perturbèrent finitivement le calendrier. Le cérémonial fut renvoyé aux calendes grecques et la dépouille de Bara ne fut jamais transférée dans le Temple de la Gloire où la patrie reconnaissante accueille ses grands hommes.  

Quant à la fin du jeune Bara, pour tragique qu’elle fut, elle n’eut pas rendez- vous avec la légende écrite par Robespierre.

Neuvième enfant d’un garde-chasse, né à Palaiseau, Joseph était le domestique d’un officier, Desmarres, cantonné à Bressuire. Alors qu’il promenait des chevaux, il fut assailli par des voleurs qui le tuèrent. Desmarres signala le fait au Ministre de la Guerre et sollicita une pension pour la mère.

Désireux de monter le fait en épingle et de le dramatiser, les politiques se saisirent alors de l’affaire en lui donnant une dimension épique.

Barère écrivit dans Le Moniteur du 8 nivôse : 

«  Les Français seuls ont des héros de 13 ans. ».

 A Rimbaud clôturer ce propos et d’en tirer la morale. Dans Roman, il rimait, à 16 ans, soit pratiquement l’âge de Môquet et Bara, : 

«  On n’est pas sérieux quand on a 17 ans Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade… »

Pour un changement de Cap‏

Ségolène Royal dort-elle ?
Où sont ses  excuses, adressées par DHL ou FEDEX, en LRAR, à une bonne partie des habitants de la planète, clamant son indignation devant le fait que Sarko, à peine remis de son malaise, se fait héberger par Carla dans un cabanon avec vue sur mer, au lieu dit Cap Nègre ?
L’épithète est qualifiée de péjorative et raciste, par le Robert, sauf à être accolée à Art.
Delanoé a débaptisé récemment une minuscule rue parisienne, dans le 2ème arrondissement, après avoir découvert qu’elle portait le nom du trafiquant d’esclaves Richepanse, le bien nommé. .
Le régime alimentaire strict que suit le Président a sans doute rayé de ses menus le nègre en chemise, délicieuse gâterie chocolatée, mais oh combien perverse pour les artères.
Peut-être broie-t-il du noir ?
Ceci ne justifie pas de déménager de La Lanterne pour une destination aussi provocatrice, toponymiquement parlant.

Vous avez l’heure?

Sarko l’a dit, à peu près :”Celui qui ne peut pas s’acheter une Rolex à 40 ans est un nul.”
Julien Dray, qui est à certaines associations ce que Kerviel fut à la Sociéte Générale, ajoute à ses copieux revenus d’élu des royalties ( J’allais dire des Rolexties ),tirées d’un fonds de commerce annexe, ici revendant une Rolex James Bond et là offrant une Rolex en or à sa suppléante.
J’ai donc scrupule, voire honte, à avouer que depuis 36 ans ( Tiens, je viens de voir 71 chandelles !), est accrochée de façon permanente à mon poignet gauche une modeste Rolex, type oysterdate, à remontage manuel, qui n’a jamais connu panne ou incident de marche.
Dois-je maquiller le cadran, et inscrire, m’inspirant de Magritte, ” Ceci n’est pas une Rolex” ?
Dans l’attente d’une réponse, ou d’une suggestion sous 36 heures,
Soyez ponctuels !

Lectures de juillet

Quatre pages de publicité dans Le Monde, à la gloire de Paul Biya, le PDG du Cameroun.
Dans quel vin de palme l’Agence de Communication a-t-elle planté sa plume de calao pour écrire cette phrase d’un délirant lyrisme, renvoyant Senghor, Cesaire, St John-Perse et d’autres, aux oubliettes ?
” Le partenariat proposé par la France n’en est que mieux accueilli, souhaité même, qui laisse la latitude à l’amant suffoqué d’une étreinte trop forte de prendre un bol d’air.”
La suivante relève de l’éloquence politique la plus prudhommesque :
” Il est donc logique que Paris ne veuille se départir d’un partenaire qui constitue une base arrière géostratégique de poids et un poste avancé de surveillance de ses immenses intérêts économiques qui vont bien au-delà de la région.”
Heureusement, Balzac me rabiboche avec la littérature.
” Mais il n’y a point de petits évènements pour le coeur; il grandit tout; il met dans les mêmes balances la chute d’un empire de quatorze ans et la chute d’un gant de femme, et presque toujours, le gant pèse plus que l’empire.” ( La duchesse de Langeais ).