François Blocquaux

Gaston, Nino et le téléphon qui son

 Piégé par son portable !

S’il n’avait pas appelé le Sofitel, alors qu’il se rendait en taxi à  l’aéroport JFK, D.S.K. serait alors au chaud, Place des Vosges entouré de tableaux de maîtres, ou à Marrakech respirant des effluves épicées, car la France n’extrade pas ses ressortissants.

Las !

Gaston – c’est là son premier prénom -   doit fredonner mécaniquement, telle un scie qui vous trotte dans la tête,  le tube de Nino Ferrer « Eh ! Gaston, y’ a le téléphon qui son, et y’a jamais personne qui répond. »

Pourquoi, diable, a-t-il abandonné ce prénom  jadis en vogue, et maintenant un tantinet ridicule – ça fait un rien  valetaille ! -, que ses parents lui avaient attribué et choisi le second sur la liste donnée à l’état civil ?

Un président de la république, Doumergue, en fut bien affublé. Ce qui eût été prémonitoire et de bonne augure.

Certes, la presse de l’époque le familiarisa en  Gastounet, lui qui fut le premier président à convoler en cours de mandat,  avec une femme dont il aurait pu être le père, brune et riche,  mais qui réduisit considérablement le train de vie princier du Palais.

Un auteur – Caillavet – associé à Robert de Flers, se prénomma aussi Gaston : les deux compères passèrent à la postérité en coécrivant des comédies légères et boulevardières, avec soubrettes et ménages à trois ou plus, si affinités.

Tout comme Calmette, le directeur du Figaro, que madame Caillaux, femme du ministre des finances,  révolvérisa en 1914 de crainte que le journal ne  publie  des lettres d’amour qu’elle jugeait compromettantes.

Gaston : il est vraiment des prénoms prédestinés.

Comme en droit maritime international, le pavillon couvre la marchandise.

                                          

 

CADEAUX EMPOISONNES

Bientôt les fêtes. Les chaussures au pied du sapin. Les embrassades à minuit sous la boule de gui.

Plutôt que de dribbler les banques à la Cantona en entassant vos économies dans une lessiveuse, sous un matelas ou dans un bas de laine, honorez d’un cadeau vos supérieurs, vos clients, vos fournisseurs et les élus politiques qui président à votre bien-être. Bref, tous ceux et celles auxquels vous attache un puissant lien de subordination.

Courber l’échine, posture bien commode pour manier la brosse à reluire et cirer les bottes, ne suffit pas.

Je vous prends par la main et vous indique un choix de livres, qui ne sont pas des perdreaux de l’année littéraire mais dont la diversité s’ajustera aux personnes auxquelles vous les destinez.

En se calant sur la chronologie, le premier est L’Apocalypse de Saint-Jean.

Quel dommage que ce texte ne soit pas au programme de l’agrégation de lettres classiques, ni non plus à celui des lycées et collèges ! Certes, ce sont surtout les quatre cavaliers qui sont connus chevauchant des chevaux respectivement blanc, rouge-feu, noir et verdâtre, qui symbolisent la peur, la guerre, la famine et la mort.

Mais le texte à clé contient un message dont le décryptage est éclairant. Vous saurez, sans nul doute à quels puissants décideurs l’envoyer afin qu’ils en fassent leur miel.

 

Le suivant est Le dictionnaire des idées reçues, de Flaubert.

La « morale » à tirer de sa consultation tient toute entière dans une lettre que l’auteur adressait à Louise Collet alors qu’il peinait sur le manuscrit : « Il faudrait qu’une fois qu’on l’aurait lu, on n’osât plus parler, de peur de dire une des phrases qui s’y trouvent. »

Ah, si les destinataires de ce petit livre pouvaient se clouer le bec, j’en commanderais un conteneur et me ruinerais en frais d’affranchissement !

Le troisième s’intitule Fantasia chez les ploucs. Ecrit par un américain, Charles Williams, numéro 400 de la Série Noire ( NRF ),  sous le titre original The diamond bikini, l’action met en scène des protagonistes passablement déjantés.

Faut-il vous faire un dessin  et vous donner la solution de la devinette, à savoir « Qui sont les ploucs ? »

Enfin, dernier élément de ce quatuor, dont les notes constituent une subtile harmonie, en dépit de l’apparente cacophonie, La conjuration des imbéciles ( A confederency of dunces ), de John Kennedy Toole, lui aussi américain,

Farce ? Comédie ? Dans quel genre ranger cet ouvrage qui ne trouva d’éditeur qu’en 1980, après le suicide de l’auteur ? A mes yeux, c’est un torrent dévastateur qui devrait nous débarrasser de certains personnages.

MELECHON: mot-valise, chimère ou descendant de Melanchton ?

  

Entre la chimère et le mot-valise, c’est-à-dire entre l’assemblage baroque d’un zoologiste dément et le mécano hétéroclite d’un philologue imaginatif, la différence est bien mince.

Jean-Luc MELENCHON, le fou noir – celui qui est situé à gauche sur l’échiquier – est d’abord le télescopage de deux mots  mélancolie et ronchon, à une voyelle près.

Sa mine , grise et triste,  et sa lippe boudeuse portent toute la misère du monde et de la mondialisation, sans que sa gouaille et le ton de sa voix viennent tempérer ses imprécations.

Sa mélancolie affichée, qui n’a pas la densité du spleen baudelairien, est aggravée par une bonne dose de ronchonneries, confortant son allure de rouspéteur et de mauvais coucheur.

Mais MELENCHON pourrait tout aussi bien être le nom d’une nouvelle chimère, ce monstre mythologique qui jette du feu par la gueule et est pourvu d’une tête et d’un poitrail de lion, d’un ventre de chèvre et d’une queue de dragon, tant il apparaît que cette chimère politique  emprunte ses attributs à divers animaux, vivants ou disparus, du bestiaire électoral, tels que G. Marchais, de Villiers et Chevènement.

A moins qu’ayant perdu un T en route, pour des raisons d’euphonie, notre MELENCHON descende du MELANCHTON qui, au XVI ème siècle, joua un rôle majeur dans la diffusion des thèses de Luther et fut tout le contraire d’un joyeux drille et d’un boute-en-train. Luther le gratifia de ce compliment :” Ce que Philipp Melanchton écrit a des mains et des pieds, a de l’autorité et de la gravité.”                                     Il suffit de regarder les portraits que firent de lui Dürer et Cranach pour se convaincre que ’ notre ’  MELENCHON est porteur de chromosomes hérités de cette branche généalogique.

CESAR, LILIANE, LES WILDENSTEIN ET ERIC

 

Quelle tétralogie, qui laisse sur place les trinités de Pagnol et d’Alexandre Dumas !

Et pourtant, leurs écheveaux sont infiniment plus emmêlés que ceux de la triviale affaire ELF, qui ne rassemblait que barils de brut, frégates non armées, bottier italien,  une ingénue et quelques soudards.

Dans le cas présent, l’intrigue s’alimente chez les meilleurs et les plus anciens tragiques et puise chez les Atrides. Les gros sous n’en sont que la partie émergée. La famille et l’arbre généalogique, avec ses boutures et ses greffes, ses branches mortes, ses rejets sauvages et ses maladies en constituent le noyau.  

Les bâtons de dynamite sont reliés au cordon bickford et le détonateur aux explosifs.

La fille de Madame Bettencourt, animée de sentiments complexes vis-à-vis de sa mère, s’est érigée en allumeuse d’un pétard et a commencé à mettre le feu aux poudres.

Chez les César, tout comme chez les Wildenstein, ce sont les secondes épouses qui se crêpent le chignon avec les descendants de branches collatérales et menacent de tout faire sauter.

Le métal et le crottin de cheval remplacent les crêmes hydratantes, mais les uns et les autres se valent bien !

La brigade financière est chargée des enquêtes.

Que ne laisse-t-elle l’initiative, à l’image de ce qui se passe dans certaines séries policières américaines, à un romancier ou à un bon connaisseur de l’inconscient, plus aptes  à descendre dans les arcanes des motivations  et à analyser ces situations tortueuses  ?

En ces temps de rigueur budgétaire, la Justice y gagnerait à tous coups.

MECANIQUE

Le procureur Courroye qui tire un fil de l’écheveau balzacien de la saga Bettencourt, tandis que sa collègue Prévost-Desprée a saisi un autre fil au risque, telle un chaton joueur, d’emmêler la pelote, est-il aux ordres du pouvoir élyséen qui, lui, tirerait les ficelles d’une marionnette ?

L’on en débat à perte de vue.

Or, l’évidence est là, à portée de main. A ce point éclatante qu’elle éblouit et, de la sorte, se masque.

Le narrateur, dans La lettre volée, de Poe, a vu ce que les multiples investigations du policier Dupin n’avaient pas décelé. La lettre recherchée est à hauteur d’oeil, offerte, étalée, disponible.

Le jeune enfant, dans le conte d’Andersen, Le costume neuf de l’Empereur, a perçu la supercherie dont le monarque a été l’objet de la part de son tailleur qui lui a vendu fort cher une étoffe qui n’est que du vent, et proclame la vérité : celle de la nudité impériale .

Dans l’Affaire, point n’est besoin d’aller loin. Le patronyme est le fil d’Ariane: le procureur est…une courroie ( de transmission).

Une lettre circulaire qui ne tourne pas rond

Ce matin, une circulaire de La Poste dans ma boîte, relative à la réexpédition du courrier en cas d’absence.

L’affaire est traitée par un encadrant courrier, flanqué de deux facteurs qualité.

J’en étais resté au préposé. L’introduction de ces qualifications professionnelles est-elle une des conséquences du changement de statut ? Ou des préconisations d’un communicant-sémioticien-linguiste ?

En tous cas, je suis rassuré d’être aussi bien entouré, sachant que les plis dignes d’intérêt se sont raréfiés au fil des ans et n’auraient  pas pesé lourd dans la sacoche des facteurs à képi, ancienne moûture.

Ce sentiment de sécurité s’estompa rapidement, à la lecture d’une prose qui tient en six lignes.

La ponctuation est outrageusement vacillante : deux virgules intempestives à la place de points ou, à la rigueur, de points-virgules.

Un solécisme, dont je vous fais grâce de la teneur.

Et, cerise sur le gâteau,  un aux lieu et place d’un ou, le copulatif usurpant la place de l’alternatif.

Avant de lâcher dans la nature cette missive sur la réexpédition, une relecture n’aurait pas été superflue, effectuée par un lecteur qualité, supervisé par un encadrant lecteur, l’un et l’autre aidés d’un correcteur d’orthographe, ou, s’il a du temps entre manifs, interviews et passages à la télé ou à la radio, de Besancenot.

Et moi qui croyais que les préposés étaient désormais, tous, des sur-diplômés…

LA COMPETITION SCOLAIRE AU PAYS DU MATIN CALME

 

Dans la quiétude des vacances, TELERAMA se livre à une enquête, dans divers pays, sur les pratiques d’enseignement.

Quelle bonne idée d’avoir replacé dans le contexte culturel sud-coréen les résultats flatteurs de l’étude PISA qui évalue les élèves du secondaire dans le monde et range ce pays dans le peloton de tête des têtes bien pleines…voire bien faites !

La course au succès scolaire est, en effet, au coeur du système éducatif de cette société et les cours particuliers ( hagwon ) de tous ordres, et fort coûteux, sont entrés dans les moeurs, et ce, dès le plus jeune âge, générant un fructueux marché.

L’objectif final est de décrocher la meilleure place au concours d’entrée dans les Universités, qui, à l’instar de nos grandes écoles, sont classées selon une stricte hiérarchie plaçant au premier rang l’Université de Séoul, à elle seule l’ENA + Normale Sup. + HEC/ESSEC + l’X et Centrale.

Sortir de cette prestigieuse structure, c’est avoir la peau d’âne en or, qui, si vous êtes un garçon, fera de vous un produit de premier choix lors de la négociation de votre mariage, la promise étant alors dans l’obligation d’amener un patrimoine conséquent. D’un côté, les neurones. De l’autre, les wons.

Pour doter les chères têtes uniformément noires du bagage intellectuel suffisant, c’est donc le rythme des  prépas françaises les plus cotées dès le CE1, sachant que les jouets du bébé sont déjà choisis en fonction de leur potentiel éducatif.

Chaque jour,  des mini-bus sillonnent les ruelles et ramassent les bambins pour les conduire qui au cours d’anglais, qui à celui de taekwondo, qui à celui de maths, qui à celui de piano, car aucune discipline n’est laissée en friche. 

Plus âgé, le lycéen trouvera refuge dans des salles de lecture, publiques ou privées : des box minuscules hébergent jusqu’à une heure avancée ces stakhanovistes du savoir et du QCM, jusqu’à une heure avancée de la nuit, pour potasser et réviser, et…dormir sur le sol, enveloppé dans un sac de couchage. 

Ho Chol CHOI a croqué avec ironie et tendresse dans un ouvrage paru en 2008, intitulé La ligne circulaire Ulchiro, des scènes de la vie du séoulite (séoulais, séoulien, séoulois, séoulard… ?). Ces deux illustrations résument deux moments du système éducatif de cette petite péninsule frappée d’hémiplégie, comme le fut l’Allemagne pendant de longues années.

Pour ma part, j’adore, au premier plan de celle qui décrit une salle de lecture, la brosse-à-dents fichée dans le rouleau de papier hygiénique.

Le ballet des mini-bus de ramassage pour les cours supplémentaires

Le ballet des mini-bus de ramassage pour les cours supplémentaires

Les salles de lecture/boîtes à sardines

Quand la Chine s’éveillera…

 

Peyrefitte ( Alain, pas Roger ), qui cite en la tronquant une prédiction de Napoléon, qui ajoutait ” et le monde tremblera.”,  en avait fait le titre d’un pavé qui eut son heure de gloire littéraire il y a une trentaine d’années. Le ministre de de Gaulle, bien que normalien, n’avait ni la plume de Claudel ni celle de Segalen.  

Depuis lors, des mères-cubes d’eau du Huangpo sont passés sous les nombreux ponts de Shanghaï. Le yuan est devenu une devise qui pèse dans les plateaux des balances commerciales  et un froncement des sourcils du Président Hu déclenche un tsunami politico-économique.

                                                                                                                                                              

Et Monsieur Wang, dans tout ça ?

La sieste réparatrrice, sur le tas, hop !, a aussi ses lettres de noblesse là-bas. A preuve ces deux photos prises fin mai à Suzhou, la ville des jardins,  et à Shanghaï, en pleine Expo 2010.

Quand le conducteur du taxi se réveillera, vous pourrez lui donner votre destination, et le livreur, dans sa petite remorque, vous apportera le paquet que vous attendez. Mais, ne les réveillez pas !

Pour conclure, cette histoire rapportée par un des mes anciens collègues de l’Université de Suzhou:

Autour d’une soupe à la tête de poisson, Mr Li questionne Mr Lebrun, homme d’affaires français en déplacement.

 ” Quels sont les horaires de travail en France ?” .

” 35 heures” lui répondit-on.

 ” Ceci me semble impossible, cher Monsieur, car les journées, chez vous comme chez nous,  n’ont que 24 heures. “  

Selon mes sources, le français en est encore à chercher la réponse.

Manipulations génétiques

La photo, ou comment situer, décrire, expliquer et analyser, sur une surface réduite, et ceci sans mot dire, ni maudire ?

Plus que les traités, les essais et les points de vue sur l’évolution de la Chine et sa perméabilité/imperméabilité aux influences extérieures, ce panonceau placé au bas de l’escalier qui dessert les 6 niveaux et les centaines de mètres de linéaire d’une très grande librairie, située Fuzhoulu, à Shanghaï, auprès de laquelle l’addition de Gibert Jeune, Bd St-Michel, La Hune, L’Ecume des Jours, Gallimard, Julliard, Le Divan, …ressemblerait à un Point Presse, illustre les manipulations génétiques dont la société chinoise et son système économique font l’objet.

Au troisième étage, le mille-feuille idéologique: une couche de bouquins axés sur l’économie et la  politique, une couche de classiques du marxisme-léninisme, une couche de compta/finance, et pour finir, le management des entreprises.

Quant à Mao, il ne sourcille pas au dessus de la pile imposante d’un ouvrage consacré à Google.

IDEOGRAMMES ET CARICATURES

 Chacun sait que l’on peut  parler le mandarin sans savoir l’écrire ou comprendre le sens des idéogrammes chinois sans savoir les prononcer. Apprendre cette langue est un travail à plein temps : deux manuels sont nécessaires, l’un qui s’intitule Comprendre et parler, et le second, Lire et écrire.

Heureusement, point n’est besoin de maîtriser un nombre respectable de caractères pour se tenir au courant de l’actualité de la Chine.

La lecture d’un quotidien en anglais, le China Daily, y suffit.

Et, point n’est besoin non plus de maîtriser cette langue pour saisir, comme pour une bande dessiné sans phylactère, la température politique et les problèmes du jour : il suffit de regarder des caricatures, dont la liberté de trait traduit la latitude qui est laissée aux journalistes, ou que ceux-ci s’octroient.

C’est cent fois plus instructif que d’écouter Raffarin, sinologue et sinolâtre autoproclamé, qui dans une récente émission télé avec Calvi sur le thème de la Chine, enfilait allègrement perles et lieux communs. Ce fin connaisseur de l’Empire a dû limiter ses investigations à une visite rapide et encadrée sur le Bund, à Shanghaï. Ses truismes ressemblent à s’y méprendre à cette assertion de l’anglais qui, débarquant pour la première fois à Calais, et apercevant une française rousse, en inférait que toutes le françaises étaient pareillement pourvues.

Cruelle cette caricature qui traite, en vrac, de la question de l’urbanisation galopante, de l’appropriation des sols, des expropriations, de la spéculation foncière, de la bulle immobilière en cours de constitution, de la protection des espèces menacées, du rythme de développement des économies ( le modeste marteau-piqueur versus la robuste pelle mécanique ), des droits de l’homme ( les casques de chantier contre l’arrogant cigare ).

Le dessin tient de l’aphorisme et du haïku, qui ramasse dans un raccourci, et forcément à gros traits, de lancinantes questions. La morale est clairement et publiquement affichée : mieux vaut être une oie en Angleterre qu’un modeste habitant d’un bourg du Jiangsu. Sévère coup de canne en bambou sur la tête de certains hiérarques !

Le seconde caricature pourrait être sous-titrée L’embarquement pour Cythère, en hommage à Watteau. A ceci près que la destination n’est une île de rèves et de plaisirs. Ces banquiers chapeautés de la City invitant un chinois d’opérette tout droit sorti des Cigares du Pharaon à monter dans une barque qui va affronter le violent clapot de la mer du commerce international et des taux de changes variables, et à se saisir d’une rame,  c’est la Chine à la croisée des chemins, et l’esquif n’est pas une jonque.

Gros pétard éclatant dans les pieds des responsables politiques !